L’Intranquille –
Un solo de Claude Brumachon pour lui-même. Assisté de Benjamin Lamarche comme toujours.
Tout se joue au moment même de la première répétition. Je n’ai eu qu’une seule vie et je me la suis inventée. Inventée chaque jour en gestes inconnus de tous et méconnus de moi. Je n’ai eu qu’un seul habit et je me le suis recrée chaque jour différent comme une peau en mue perpétuellement recommencée.
J’avais la rage d’être, je l’ai extirpée. Elle a criée en naissant.
J’avais la joie de vivre, on tentait de me l’interdire.
J’ai pris la danse à pleine vie, je l’ai offerte aux autres, elle m’a fait une vie.
Je suis intranquille, je suis bouillonnement bouillant, ébouillanté brûlant.
Ça fait peur. Pourtant la gentillesse est ma deuxième peau. Trop d’amour sans doute.
Alors il va être éminemment question de ne pas rester en place. Chaque chose ayant son contraire je me suis
forgé dans cet oxymore permanent d’une tendresse virulente, d’une hargne savoureuse.
Il y a de la couleur qui m’habille et me déshabille. Nul ne sait d’où je viens, je ne sais où je me rends. Mais j’y vais
sûrement, sombre et solaire. Écorché j’écorche les mots je mache les gestes je déchire l’espace je répare les
corps je retrace les vies, je demande elles me répondent. Je ne réclame pas.
Caché je me montre au noir du soir, à l’endroit on ne m’attend pas dans une sculpturale lenteur. Œuvre en permanence recherchée. L’esprit toujours en marche, le corps en spasme
Représentation(s)
L’Intranquilleles 2 et 3 février 2027 – Micadanses-Festival Faits d’Hiver –20h
20 rue Geoffroy l’Asnier-Paris 4ème
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