L’EnvoléE
Une chorégraphie de Claude Brumachon
L’envolée sera une pièce chorégraphique romantique, profondément idéaliste et passionnément danse.
Est-ce utopique de réunir deux interprètes de haut vol, artistes à la longue histoire, aux chemins parallèles, si loin si proche ? C’est là l’enjeu du jeu ! Lancer les dés, les laisser afficher la face d’un mouvement imprévu. Lâcher les corps pour débusquer ce geste tant attendu. Tant attendu au détour d’un sourire. Dissimulé dans les articulations du langage, articulé dans les élucubrations de l’espace.
Passionnés et exigeants. Benjamin et Andrea. Leurs danses ont distillé dans les yeux des spectateurs des étincelles éternelles. Escarbilles de temps, c’est la danse qui les habite et les fait vivre, cette danse joyeuse et soyeuse pour l’une, âpre et épaisse pour l’autre. Une danse lumineuse et rusée pour l’une, éclairée et déchirée pour l’autre.
Andrea a attisé la flamme, ayant traversé tant d’expériences chorégraphiques , arpenté tant de chemins chaotiques elle a posé soudain la question, réitérée, à outrance, et pourtant jamais résolue. Porte ouverte, pavé dans la mare, cri sans fin, mots silencieux : « Mais pourquoi ont-ils décidé à notre place ? Qui donc a statué que nous avions terminé notre danse ? ». Voix fluette et rusée, les yeux malicieux et le regard pétillant
Elle a posé la question.
L’âge est une belle affaire qui a tout à raconter de nos carrières. L’artiste se retire-t-il un jour des mondes qu’il a créé dans l’intensité de ses fantaisies.
Le corps qui rêve peut-il se taire sous prétexte qu’il a vécu ?
Andrea et Benjamin ont le désir de jouer ancré au corps, l’impulsion de danser rivé aux mots. Raconter des histoires de leurs gestes facétieux, faire vivre l’espace du sérieux de leurs mouvements c’est là l’intention profonde de l’art chorégraphique.
J’imagine une chorégraphie de l’élégance toute en nuance et en subtilités. Deux individus romantiques qui s’interpellent furtivement farouchement. J’imagine des gestes envolés avec de délicats portés. Des rebondis subrepticement, des caresses fulgurantes, l’oreille qui se tend. Le temps qui se suspend. Une accolade rapide, un clin d’œil rigolo un humour pinçant qui aguiche le cerveau d’une manière excitante.
Je les vois voler avec leur danses, respirer ensemble lentement sur demi-pointe en un bruissement de volupté. Fragiles ils se meuvent. Dans la beauté chimères des rêves oubliés, portés par l’incertitude des rêves que l’on n’oublie jamais et qui attendent simplement le moment de leur envol.
Claude Brumachon/Benjamin Lamarche
Calendrier prévisionnel de création :
- Résidence au Dancing au Val de Reuil du 29 mars au 10 avril 2027
- Résidence à l’Essieu du Batut (en attente de confirmation) deux semaines en mai 2027.
- Les Saisons du vieux château, Vicq sur Breuilh (87) le 29 mai
- Festival Tours d’Horizon (en attente de confirmation)
- La Métairie des Arts -Saint Pantaléon de Larche (19) fin juin 2027
- Festival la Quarantaine rugissante/Ouessant – fin juillet 2027
Une production Sous la peau/Brumachon-Lamarche
Représentation(s)
L’EnvoléeLe 29 mai 2027 – Le Vieux Château-Vicq sur Breuilh (87) –19h
fin juillet 2027 – Festival la Quarantaine rugissante – Ouessant