Photo ci-dessus : Les Horizons suspendus-chorégraphie Claude Brumachon-2019-Académie Princesse Grace-©Alice Blangero
L’oiseau parle de liberté, de grandes embardées d’ailes au milieu des tempêtes.
L’oiseau parle d’aventure, d’explorateurs passionnés au milieu du déchainement des flots.L’albatros se jette dans le vide, du haut de la falaise. Il prend les vents et s’enivre de l’écume.
Il symbolise la vélocité, la dextérité, le jeu du risque, l’esquive et l’exigence. Il est la beauté du mouvement, flottant et piquant à la fois, il déploie son envergure dans toute sa splendeur.
Neuf danseurs-danseuses prêts à déployer leur densité. D’abord ils pulsent ensemble, un battement de cœur minuté, répétitif, harmonieux. Leurs gestes vont crescendo. Le voyage commence. Traverser des mondes.
A deux ils s’aventurent dans l’espace-temps. Parallèle, duel, ils vivent leurs désirs et leurs doutes de l’instant.
Danseurs- danseuses de puissance et d’instinct, ils fuient et s’embarquent pour appréhender d’autres horizons.
La chorégraphie se dessine comme une large épopée fantastique pour neuf individus stylisés.
Leur danse est faite de ruptures, rapides et alanguis, danse de passion et de fragilité tout en finesse. Ils s’enivrent du voyage.
Ils racontent leurs prémices d’envol. Leurs envies. Leur voyage s’ouvre sur des possibles.
Ils partent réunis pour le meilleur et pour le pire.
L’albatros se jette de la falaise vers des inconnus à connaître.
La liberté et le manque
L’albatros symbolise principalement le poète incompris, partagé entre la grandeur de son génie spirituel et la lourdeur du monde terrestre. Dans la culture maritime, il représente aussi l’âme des marins disparus, la liberté des grands espaces, ou encore un porte-bonheur dont la mort attire le malheur
