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Création le 22 juin 2018
au Centre culturel Jean Gagnant-Limoges
Durée : 50 min

Participants

chorégraphie Claude Brumachon et Benjamin Lamarche
avec  les élèves de 6ème du collège Donzelot de Limoges.

Le Kaléidoscope fabuleux

création avec les élèves du collège Donzelot

L’origine.
Au cours de deux ateliers de danse avec les élèves du collège Donzelot, j’ai ressenti une vive appétence de la part des enfants, appétence à bouger, prendre l’espace, vivre en dansant. Une énergie positive circulait dans le groupe, réveillant ici et là des élans lumineux. C’est pourquoi, tout naturellement, j’ai eu ce désir, pour aller plus loin, de créer un événement chorégraphique avec eux.

Une création sur la couleur s’est imposée.

La couleur c’est notre quotidien. La couleur représente et symbolise le vivant, l’énergie. Chaque coin de rue, de campagne, chaque détour de ville nous fait admirer et ressentir les couleurs. Elles sont là, présentes en permanence sur nos corps, dans nos têtes, sur les décors, sur les murs et dans les yeux elles donnent un sens à notre quotidien. Un rouge électrique, un bleu poète, un vert végétal, un jaune, un mauve et un rêve et chacun des bleus, des rouges, des verts, des oranges a sa palette, brillante, délavée, usée et rutilante.

Comment danser la couleur ?

Autour de la matière colorée se modèle une pièce de danse exploratrice aux jeux lumineux faits d’arcs-en-ciel magiques où se poserait la question du comment danser le jaune, le bleu et le vert ? Comment se danse le violet et l’orange, le mauve, le marron et le rouge ? Huit couleurs pour des danses multiples et différentes.

Comme les caractères, les couleurs se meuvent et se transforment.

En chacun de nous elles évoquent un sentiment particulier. Quelles nuances corporelles prennent les états colorés et dans quelles énergies bougent-elles ?

Chaque enfant aura une famille correspondant à une couleur. On peut imaginer deux couleurs pour chaque groupe, deux univers du kaléidoscope qu’ils leur faudra chorégraphier. Chorégraphier ; C’est construire, imaginer, dessiner, organiser, déconstruire et réinventer l’espace et la relation à l’autre. Toute chose entendue dans une idée de couleur. Écrire des scènes dansées au cours d’ateliers de composition.

Ainsi les enfants prépareront le spectacle eux-mêmes accompagnés par Claude Brumachon et Benjamin Lamarche.

Chaque tableau en chasse un autre, un kaléidoscope ellaboré à partir de ces diapositives humaines, un tableau collectif de couleurs vivantes.

Je danse avec un tournesol dans les mains, ou des boutons d’or.

Je danse sur une chaise jaune, habillé en jaune.

Je danse et je mange un gâteau jaune.

Je déplie une couverture jaune et je danse enroulée dedans.

Un oiseau jaune : le loriot.

Un reptile jaune : la salamandre.

Un mammifère jaune : la panthère.

Un papillon jaune s’envole.

Je danse sur le sol recouvert de sable jaune avec mes chaussettes jaunes au pied. Soleil et citron.

Et ainsi s’enchaine les autres couleurs inventant et réinventant des mondes enluminés dont le geste se trouve être l’expression et la traduction, dans prolongement d’une infinie variété de couleur qui toutes se côtoient et se séparent, se mélangent et se teintent de nuances subtiles ou évidentes, s’identifient et se distinguent, s’appellent et se conjuguent.

Le jaune laisse la place à un groupe rouge électrique, dont l’énergie appelle les coquelicots, la muleta du torero, la terre rouge d’Afrique et que sais-je encore de ce que le groupe ira dénicher dans son imaginaire. Des vêtements rouges, un perroquet rouge avec un parapluie rouge sur un tabouret rouge. Un ruban rouge tournoie au bout d’un bâton rouge. Une écharpe rouge et une perruque rouge.

Et le bleu succède au rouge qui s’éclipse. Il se construit un univers de couleur sans logique apparente où seule domine la cohérence absurde du règne des couleurs. Et on cherche comment ça danse pour qu’arrive le vert, le mauve et le orange dans leurs nuances propres.

On pourra penser sur le sol le symbole des couleurs, peut-être dans une poudre qui dessinerait un improbable Mandala et tracerait des chemins divergents et convergents. L’espace ainsi matérialisé par le mouvement laissant sa trace de couleur sur le tapis noir.

Représentation(s)

Le Kaléidoscope fabuleux

> Toutes les dates

Le 21 juin au Centre culturel Jean Gagnant à 14h30
le 22 juin au Centre culturel Jean Gagnant à 20h