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Créations

Écorchés vifs au Musée Bourdelle, Paris-2003
Opulences Tragiques au musée de Beaux-Arts, Nantes – 2011
Les Éxilés au musée Zadkine, Paris-2014
La Suite logique des choses au musée des Beaux-Arts, Nantes-2015

Danses dans les musées

Il est des lieux qui portent en eux une histoire intense, chargée des hommes qui les ont traversés. Chaque bâtisse, chaque construction recèle dans ses murs la chaleur des hommes et des femmes qui y ont vécu leurs espoirs cent fois répétés.

Écorchés Vifs – 2003
Création au Musée Bourdelle, Paris.

Un musée c’est l’alliage des murs — garants d’une Histoire — et des œuvres — témoins d’une pensée et d‘un labeur. Palais de leurs vies et théâtres de nos envies, là où les corps se sont envolés,  il plane encore le parfum de leurs gestes qui s’enivraient de ces pièces closes. L’œuvre est vivante, à travers les âges et à travers nos yeux.
Ces endroits contiennent une magie fantastique dans leur grandeur et leur beauté, parfois dans leurs recoins. Les murs se taisent mais ils parlent encore. Il est des corps comme des espaces. Chaque membre dans sa chair conserve la mémoire de sa vie.

Opulences Tragiques – 2011
Création au musée de Beaux-Arts de Nantes à l’occasion de l’exposition Le Théâtre des passions. Création costumes Claude Brumachon et Jacqueline Brochet.

Opulences Tragiques est une pièce déambulatoire qui s’inspire de l’œuvre des maîtres du XVIIème XVIIIème siècle, émanation de la lutte entre les peintres et les tragédiens. Les peintres, Coypel, Van Loo, Le Brun… pensaient que l’art pictural pouvait mieux que le théâtre exprimer les sentiments de la tragédie.

Création multiforme, multifacette elle épouse l’espace en perspective des salles d’un musée, transposant l’acte scénographique à proximité de l’œuvre picturale. La chorégraphie, directement pensée en symbiose avec la peinture et la sculpture, devient, par l’acte même de la représentation, une œuvre autonome, libérée de sa genèse.

Les Éxilés – 2014
Création au Musée Zadkine, Paris.

Dans les espaces où Zadkine vécut et travailla pendant près de cinquante ans, dans la maison, les ateliers, le jardin où les œuvres se dressent et convoquent les muses, un solo, huit fois dansé, invite, dans l’errance des sens, à une déambulation entre gestes et matière, sur le fil de la poésie, entre fuite du temps et immobile éternité.

Huit corps, huit figures, huit sensibilités intimes nourries des béances du bronze, des courbes et contre-courbes des granites, des marbres et des bois. Langage chorégraphié susurrant ce qui se trame dans l’œuvre sculpté.

La Suite logique des choses – 2015
Happening au Musée de Beaux arts de Nantes, Chapelle de l’oratoire, dans le cadre de l’exposition « Claude Viallat, voiles, cordes, filets, parasols… ».

« Claude Viallat m’interpelle dans son obsession douce qui me donne envie de créer une répétition de gestes ; obsession singulière qui dans sa tendre poésie emmène le spectateur dans un kaléidoscope de corps et de couleur en mouvement. Une énergie répétitive. Un fluide accumulé de rêverie de couleurs. Des haricots volants ou des éponges dures, dans un royaume partiellement aligné »